Troisième à Motegi ce vendredi, Fabio Quartararo a été compétitif mais n’est pas serein pour autant. Il observe que ses concurrents ont une certaine marge de progression, alors que lui met déjà sa Yamaha à la limite.

Propos issus du point presse de Fabio Quartararo à Motegi ce vendredi.

Fabio Quartararo aime le circuit de Motegi. Il y a gagné en Moto2, en 2018, avant d’être disqualifié pour une question de pression de pneu, puis y a obtenu un podium lors de sa seule venue en MotoGP, en 2019. Il était donc attendu devant ce vendredi, et n’a pas déçu en occupant quasi-constamment les premières positions de la première séance d’essais libres – la seule du jour, rappelons-le.

Troisième à seulement 49 millièmes du meilleur temps de Jack Miller, le Français n’était pas pour autant tranquillisé par sa performance au moment de revenir sur sa journée, et pour cause : « Notre rythme n’a pas l’air trop mal, mais la marge que les autres ont par rapport à nous est énorme car j’étais à la limite dès le premier tour, et notre marge n’est pas très élevée, a-t-il souligné. C’est dur avec l’accélération, le holeshot device et l’aéro qu’ont Ducati. Mais on a fait de notre mieux et c’était assez bien. »

Le pilote Yamaha va jusqu’à espérer une qualification sous la pluie, « parce que là on est à la limite. On va peut-être pouvoir améliorer un petit peu mais les autres… Ils sont au-dessus, ils ont fait quelque chose de très gros », répète-t-il. Finalement le même schéma que lors des Grands Prix précédents. « C’est dur parce que tu fais ton maximum ce n’est jamais assez. Mais il faut garder le moral jusqu’à la fin. »

Les éléments testés à Misano, début septembre, pourraient l’aider à combler cet écart en 2023, mais « ça ne fait pas encore la différence, affirme-t-il. Ça va pas mal aider mais là ce n’est pas qu’en moteur, il y a plein de choses en aérodynamique, c’est à un autre niveau. Même en tenue la route la moto est vraiment sur un rail. Ça va être dur sur les cinq dernières courses mais on ne ne va rien lâcher », promet le leader du championnat.

Malheureux lors du dernier Grand Prix, où il a chuté après un contact avec Marc Marquez, il traverse cette épreuve japonaise avec seulement 10 points d’avance sur son dauphin, Francesco Bagnaia, deuxième du jour. Son accident lui a coûté cher au classement, mais n’affectera pas sa manière de rouler ce week-end. « C’était bizarre au début car ça brûlait un peu, mais après quelques tours tu t’adaptes et ce n’est rien. Ça n’affectera pas mon pilotage », a-t-il rassuré.

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